Qui étais-je avant que mes parents me donnent naissance ?
- mysticsoma8

- 11 janv.
- 2 min de lecture
"Qui étais-je avant que mes parents ne me donnent naissance ?” est un rappel vers le temps de l’innocence. C’est un rappel vers notre nature fondamentale : indéfinie, libre et véritable. Quelle que soit l’identité à laquelle tu t’accroches, cette identité devient une prison. Et si tu étais plus que ces identités ? Et si tu étais une liberté sans définition ?" - Haemin Sunim, Moine Zen
Ce kōan ne cherche pas une réponse intellectuelle. Il désarme l’esprit conceptuel. Dès que l’on tente de répondre — “j’étais une âme”, “j’étais le néant”, “j’étais une conscience” — on est déjà sorti du kōan. Le piège, c’est la réponse elle-même.
Haemin Sunim émet quelque chose de radical :
Avant le nom
Avant l’histoire personnelle
Avant le genre, la culture, les blessures, les réussites
Avant même l’idée d’« être quelqu’un »
Il y avait une présence sans contour.
Les identités sont utiles — elles permettent de vivre dans le monde — mais lorsqu’on les confond avec ce que l’on est, elles se transforment en cellules mentales. Je suis ceci, donc je ne peux pas être cela. Je suis comme ça, donc je ne peux pas changer.
Le kōan fissure cette logique.
Être « indéfini », ce n’est pas être vide ou absent. C’est être ouvert. C’est la liberté d’apparaître sous mille formes sans être enfermé dans aucune.
Dans cette perspective :
La souffrance naît de l’attachement à une image de soi
La libération ne consiste pas à créer une meilleure identité, mais à voir qu’aucune ne nous épuise entièrement
La question « Qui étais-je avant ma naissance ? » n’invite pas à regarder en arrière dans le temps, mais à regarder maintenant, avant que la pensée ne dise « moi ».
Là où il n’y a encore :
ni définition
ni jugement
ni récit
Seulement une présence vivante, libre, sans murs.



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