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Qui étais-je avant que mes parents me donnent naissance ?

"Qui étais-je avant que mes parents ne me donnent naissance ?” est un rappel vers le temps de l’innocence. C’est un rappel vers notre nature fondamentale : indéfinie, libre et véritable. Quelle que soit l’identité à laquelle tu t’accroches, cette identité devient une prison. Et si tu étais plus que ces identités ? Et si tu étais une liberté sans définition ?" - Haemin Sunim, Moine Zen

Ce kōan ne cherche pas une réponse intellectuelle. Il désarme l’esprit conceptuel. Dès que l’on tente de répondre — “j’étais une âme”, “j’étais le néant”, “j’étais une conscience” — on est déjà sorti du kōan. Le piège, c’est la réponse elle-même.


Haemin Sunim émet quelque chose de radical :

  • Avant le nom

  • Avant l’histoire personnelle

  • Avant le genre, la culture, les blessures, les réussites

  • Avant même l’idée d’« être quelqu’un »

Il y avait une présence sans contour.


Les identités sont utiles — elles permettent de vivre dans le monde — mais lorsqu’on les confond avec ce que l’on est, elles se transforment en cellules mentales. Je suis ceci, donc je ne peux pas être cela. Je suis comme ça, donc je ne peux pas changer.


Le kōan fissure cette logique.

Être « indéfini », ce n’est pas être vide ou absent. C’est être ouvert. C’est la liberté d’apparaître sous mille formes sans être enfermé dans aucune.


Dans cette perspective :

  • La souffrance naît de l’attachement à une image de soi

  • La libération ne consiste pas à créer une meilleure identité, mais à voir qu’aucune ne nous épuise entièrement


La question « Qui étais-je avant ma naissance ? » n’invite pas à regarder en arrière dans le temps, mais à regarder maintenant, avant que la pensée ne dise « moi ».


Là où il n’y a encore :

  • ni définition

  • ni jugement

  • ni récit

Seulement une présence vivante, libre, sans murs.



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