Je suis Chair & Os
- mysticsoma8

- 6 janv. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 4 févr.
Pour tout ce que je sais, et pour tout ce que je ne sais plus.
Je plonge mes doigts dans le silence.Les larmes viennent sans bruit.
Je passe sous la surface pour remonter entière —pleine, habitée, ivre de cette grâceà laquelle je m’accroche depuis tant de nuits.
Le toucher a une mémoire. Il traverse les vies, il habite la maison intérieure, il réveille le sacré, il brûle ce que je ne suis plus, ou peut-être ce que je n’ai jamais été.
Mes os se défont en poussière, jusqu’à ce qu’il ne reste que des cendres. De ces cendres, je me relève. Encore. Dans une renaissance tendre, répétée.
Je regarde respirer mes propres vagues,
Je m’enivre de sel,
Je murmure tout l’amour que je porte au sable qui m’écoute.
Je crie, je veux vivre,
Je refuse que la maladie continue de m’abîmer.
Là où l’océan se nourrit, où la lune se laisse baigner,
Je vis de lumière liquide pendant que l’aube me traverse doucement.
Je porte la peau dans la peau.
Je reconnais la douleur et la puissance de l’unité.
Ouverte. À nu.
Un frisson remonte ma colonne. La erre et le ciel échangent l’infini. Le soleil saigne une dévotion d’or.Tout se mêle. Je suis soutenue.
Sortir là où tout està la fois maintenant et pas encore.
Cesser les pleurs. Cesser la peine.
Le cœur a ses raisons que j’apprends lentement à entendre.
Je pardonne —non parce que l’autre le mérite, mais parce que moi, je mérite la paix.
Dépouillée de ce que j’étais, je n’entends plus que la terre tourner, parler sa langue ancienne.
Les murs tombent.Les barricades cèdent.
Je ne peux plus me cacher. Je ne peux plus me protéger. Je dois faire entendre ma voix devant ce qui m’a maintenue dans la peur, devant ce qui me fait encore trembler.
Je reste douce au cœur même de mes flammes.
Tout ce qui devient fumée me retrouvera. Ici. Quand le moment sera juste.
Je suis comme je suis.
Chair.
Os.
Entière.



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