top of page

21/12, solstice d'hiver


Le solstice d'hiver est le moment où les anciens Égyptiens célébraient leur nouvel an. Pour marquer ce moment, ils offraient un lenticulaire : une petite bouteille aplatie en forme de disque, portée en bandoulière ou près du corps. Remplie d'huile parfumée et d'eau du Nil, elle portait souvent l'inscription « Bonne année ». Le parfum, chez les Anciens, n’était pas un simple ornement. Il était un acte cosmique. À l’aube du solstice, lorsque la lumière commence à reprendre sa place, l’onction parfumée devenait une manière de s’accorder au rythme du monde. Comme le Nil qui se retire pour mieux nourrir la terre, le corps s’imprégnait d’essences afin de renaître avec le soleil.


Nefertoum, né du lotus primordial, Dieu égyptien du parfum et de la guérison, offrait aux dieux et aux hommes le parfum comme promesse de régénération. Respirer, c’était déjà guérir. Se parfumer, c’était se souvenir que toute fin porte en elle un commencement.


Les parfums du Nouvel An étaient riches en myrrhe, en encens, en rose et en épices. Le susinum, un parfum de lys, de myrrhe et de cannelle, était particulièrement prisé car le lys s'enfonce sous l'eau chaque nuit et renaît avec le soleil du matin.


Aujourd’hui encore, certains parfums nous ramènent à cette sagesse ancienne. Ils traversent le temps et réveillent en nous une mémoire enfouie : celle de la terre après la pluie, de la chaleur du soleil sur la peau, de la vie qui reprend.


Choisir un parfum pour un nouveau départ, c’est peut-être cela : inscrire dans le corps une intention silencieuse. Un talisman invisible. Une façon de dire au monde — et à soi-même — que l’on est prêt à renaître. À l'approche du solstice, j'emporte avec moi du Mitti Attar, un parfum à base d'argile cuite distillée en huile de santal, dont l'odeur évoque la terre aride qui renaît. J'aime cette idée d'imprégner sa mémoire sensorielle d'un parfum symbole de renouveau.


Et vous, quel serait votre parfum pour un nouveau départ ?



Commentaires


"Jetez vos rêves dans l'espace comme un cerf-volant, et vous ne savez pas ce qu'il rapportera ». - Anaïs Nin

bottom of page