Méditation de l'Utérus - le premier espace
- mysticsoma8

- 29 juil.
- 2 min de lecture

Fermez les yeux.
Respirez doucement.
Imaginez un espace où rien ne vous est encore demandé.
Pas de nom. Pas d’âge. Pas d’histoire. Pas de visage.
Seulement vous.
Avant les mots. Avant les souvenirs. Avant même la conscience de votre propre corps.
Imaginez l’utérus comme un premier refuge.
Un espace chaud, sombre, enveloppant.
Vous n’avez encore rien à prouver.
Vous n’avez encore rien à devenir.
Vous êtes simplement là.
Écoutez.
Le rythme sourd du cœur. Les vibrations de la voix. Le mouvement du corps qui vous porte. Le monde extérieur qui vous parvient comme un murmure à travers l’eau.
Vous êtes séparé du monde.
Et pourtant, vous êtes déjà en relation avec lui.
Peut-être est-ce notre première expérience de l’existence : être un individu sans être encore séparé.
Respirez.
Imaginez maintenant que votre corps adulte se dissout doucement.
Votre nom disparaît.
Votre âge disparaît.
Vos souvenirs deviennent flous.
Et derrière tout ce que vous pensiez être, il reste quelque chose.
Quelque chose qui observe.
Quelque chose qui ressent.
Quelque chose qui existe avant les histoires que vous vous racontez sur vous-même.
Ne cherchez pas à lui donner un nom.
Ne cherchez pas à savoir si c’est la mémoire, l’inconscient, l’âme ou la conscience.
Restez simplement avec cette sensation.
Et demandez-vous :
Qu’est-ce qui, en moi, existait avant mes premiers souvenirs ?
Puis :
Qu’est-ce qui pourrait demeurer lorsque mes derniers souvenirs auront disparu ?
Respirez.
Imaginez maintenant que l’utérus n’est plus seulement le lieu où votre corps a commencé.
Imaginez-le comme une porte.
Une porte entre le non-être et l’existence.
Entre l’invisible et le visible.
Entre ce qui était avant vous et ce qui allait devenir vous.
Et peut-être que la vie n’est pas seulement une naissance.
Peut-être sommes-nous faits de passages.
Nous naissons d’un corps.
Nous naissons à nous-mêmes.
Nous renaissons parfois après une perte.
Nous changeons de peau, d’identité, de croyances.
Et peut-être qu’au-delà de toutes ces transformations, quelque chose demeure.
Une présence silencieuse.
Une conscience qui traverse les seuils.
Une mémoire sans images.
Une mémoire qui ne sait pas raconter…
mais qui sait reconnaître.
Restez encore quelques secondes dans cet espace.
Puis respirez profondément.
Et lorsque vous ouvrirez les yeux, gardez avec vous cette question :
Et si la première chose dont nous nous souvenions n’était pas une histoire, mais une sensation ?





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