Le corps se souvient : comprendre le traumatisme
- mysticsoma8

- 23 janv.
- 2 min de lecture
Il nous est tous arrivé de vivre un moment où le corps a réagi avant même que l’esprit n’ait le temps de comprendre : Le cœur s’emballe, le souffle se coupe, les muscles se tendent, une sensation de danger immédiat, parfois sans raison apparente.
Ce ne sont pas des réactions irrationnelles. Ce sont des réponses de survie profondément intelligentes. Notre corps sait depuis toujours comment se protéger, comment fuir, se défendre ou se figer face à la menace.
Mais que se passe-t-il lorsque ces réponses instinctives n’ont pas pu s’exprimer jusqu’au bout ?Lorsque fuir était impossible, se défendre impensable, crier interdit ? L’énergie mobilisée pour survivre ne disparaît pas. Elle reste contenue dans le système nerveux, dans les muscles, dans les tissus. C’est là que le traumatisme s’installe.
le traumatisme ne réside pas dans l’événement lui-même, mais dans ce qui est resté bloqué dans le corps et le système nerveux.
Lorsqu’un danger est passé, le corps a besoin de compléter le cycle de la réponse au stress. Tremblements, respirations profondes, mouvements spontanés : ces décharges naturelles permettent au système nerveux de retrouver l’équilibre. Chez l’être humain, ce processus est souvent interrompu par la sidération, les contraintes sociales, ou la nécessité de “tenir”. Le corps retient alors ce qu’il n’a pas pu exprimer.
Le traumatisme comme dérèglement du système nerveux
Hyperactivation de l’amygdale : le cerveau de la peur reste en alerte permanente
Désactivation du cortex préfrontal : difficulté à penser clairement, à prendre du recul, à mettre des mots
Altération de l’insula : perte de la conscience corporelle et des signaux internes
Dérèglement du système nerveux autonome : alternance entre hypervigilance, effondrement et dissociation
Le traumatisme n’est pas un souvenir, c’est une expérience vécue au présent
Point fondamental : les souvenirs traumatiques ne sont pas stockés comme des souvenirs ordinaires.
Ils reviennent sous forme de :
sensations corporelles envahissantes
images fragmentées
émotions brutes (peur, honte, impuissance)
réactions automatiques disproportionnées
Le trauma développemental et relationnel
maltraitance émotionnelle ou physique
négligence
insécurité affective chronique
attachement désorganisé
Ces traumatismes n’ont pas toujours d’événement unique identifiable. Ils façonnent la personnalité, la perception de soi, la capacité à faire confiance, à ressentir, à être en relation.
La guérison du traumatisme nécessite des approches qui impliquent le corps, parce que le traumatisme vit dans le corps. Il ne suffit pas de comprendre ce qui s’est passé. Il faut sentir, dans le corps, que le danger est terminé.
La sécurité est une expérience neurobiologique, pas une injonction mentale.
La réinformation, c’est pouvoir habiter sa vie — même imparfaite — avec présence, corps et sécurité.
Pour prendre RV - N'hésitez pas à m'écrire : mysticsoma@hotmail.com



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